| Chapitre
4 Bases de la théorie... |
Théorie des collisions |
|
4.1.3 Facteur stérique. Dans ce qui précède, on a assimilé les molécules a de simples sphères de diamètres dA et dB. Dans tous les autres cas, il faudrait tenir compte de leur forme réelle pour pouvoir calculer avec une meilleure approximation la section de choc σ entre les deux molécules, Cette section de choc représente en quelque sorte la surface effective moyenne de rencontre des molécules. En pratique, même si on estime convenablement la section de choc entre deux molécules en tenant compte de leur forme, ce qu'il n'est possible de faire que dans des cas simples, les coefficients de vitesse estimés théoriquement par la relation
Pour tenir compte du fait que seuls les chocs se produisant suivant la bonne direction et avec la bonne orientation peuvent conduire à la transformation chimique, on définit la section de choc efficace σ* = P.σ , P étant un facteur de proportionnalité plus petit que 1. Ce facteur est parfois appelé facteur de probabilité ou facteur d'Hinshelwood du nom du physico-chimiste anglais Sir Cyril Norman d'Hinshelwood qui l'a introduit dans les années 1935, prix Nobel 1956.
L'expression théorique du coefficient de vitesse s'écrit donc : L'étude expérimentale de la réaction aux environs de 600 K considérée ici comme exemple :
donne les valeurs suivantes : A = 1,2.106 L.mol-1.s-1 et Ea = 180 kJ.mol-1 . Il existe même des réactions pour lesquelles le facteur stérique est proche de 1,
Pour voir la Théorie des processus pseudo monomoléculaires de Lindemann, cliquez ici. |